Quelques conseils sur la sécurité sociale (NHS) au Royaume-Uni
- Le 2 février 2026
- 0 Commentaires
Vous partez au Royaume-Uni ? Vous y allez l’esprit tranquille, car on vous a dit que les soins y sont « gratuits » ? La réalité est un peu plus nuancée. Le NHS, le système de santé britannique, a ses propres règles, ses habitudes et… ses zones floues. Il peut être redoutablement efficace ou totalement déroutant si vous ne savez pas comment vous y prendre. Ce n’est pas qu’une affaire de formulaires. Comprenez que c’est une autre manière d’aborder les soins, l’accès ou encore les urgences. Comprendre tout cela avant de partir, c’est éviter les malentendus, les imprévus… et parfois de gros frais inutiles.
NHS : un système gratuit… avec bien des frais cachés !
Depuis sa création en 1948, le NHS promet des soins gratuits pour tous. Une promesse qui tient, en partie seulement. Consulter un médecin généraliste, aller aux urgences ou être hospitalisé ne vous coûtera rien si vous vivez de manière stable au Royaume-Uni. C’est le cœur du système : soigner sans barrière financière. Globalement, cela fonctionne plutôt bien.
Tout n’est cependant pas pris en charge. Dès que vous sortez des soins de base, il vous faudra mettre la main à la poche. Une visite chez le dentiste, des lunettes, une simple ordonnance : tout cela reste payant. Outre-Manche, sachez-le, même les médicaments prescrits sont facturés à un tarif fixe. En cas de maladie chronique, les dépenses s’additionneront vite.
Autre point important : chaque « constituent nation » du Royaume-Uni applique ses propres règles. En Écosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord, certaines prescriptions sont gratuites. Ce n’est pas le cas à Londres, Manchester ou Bristol. Mieux vaut le savoir avant de passer en pharmacie.
NHS post-Brexit : qu’est-ce qui a changé pour les Européens au Royaume-Uni ?
Avant le Brexit, tout était simple. Vous arriviez au Royaume-Uni avec votre carte européenne d’assurance maladie et pouviez consulter un médecin ou aller à l’hôpital sans frais inattendus. Tout fonctionnait presque comme à la maison. Mais ces facilités, c’était avant.
Depuis le Brexit, les règles ont changé. Si vous venez pour un court séjour, que ce soit pour des vacances, un déplacement professionnel ou une visite familiale de moins de six mois, la CEAM reste valable. Elle vous couvre alors les soins urgents ou nécessaires, dans les mêmes conditions que les résidents.
Dès que votre séjour se prolonge, pour un stage, des études, un travail ou une expatriation, les choses se compliquent. Il vous faut vous enregistrer auprès du NHS et régler la « Immigration Health Surcharge ». Cette redevance obligatoire est à payer lors de la demande de visa. Elle représente plusieurs centaines de livres par an, selon la durée de votre séjour.
Une fois cette somme versée, vous serez couvert comme un résident. Consultations, hôpital, urgences… sans coût supplémentaire au moment des soins. Mais sans cette inscription, vous serez considéré comme non éligible et devrez tout régler au tarif plein, même pour un simple rendez-vous médical. Autant dire que l’addition peut vite grimper.
Inscription NHS : l’assurance de soins sans stress !
Vous avez enfin posé vos valises en Angleterre ? Alors, ne tardez pas et inscrivez-vous rapidement auprès d’un cabinet médical local. Cette inscription est néanmoins essentielle. Elle vous permettra notamment d’être rattaché à un médecin généraliste, un GP, comme on dit ici. En premier recours, c’est lui que vous consulterez en premier. Sans lui, l’accès aux soins peut vite se compliquer.
Rassurez-vous, la démarche est plutôt simple. Vous vous rendez dans le cabinet de votre choix, vous remplissez un formulaire (ou le faites en ligne), vous fournissez une pièce d’identité ainsi qu’une preuve d’adresse. Une fois inscrit, vous êtes dans le système. Vous pouvez alors consulter gratuitement pour tout ce qui entre dans le cadre de la couverture NHS. Sans cette inscription, beaucoup de cabinets refuseront de vous voir, sauf en urgence. Vous serez renvoyé vers des cliniques privées, où chaque consultation sera facturée. Le tarif n’a rien de symbolique. N’attendez pas, par conséquent, d’avoir mal pour vous en préoccuper.
Anticiper votre voyage au Royaume-Uni pour ne pas y laisser des plumes !
Être affilié au NHS est un bon début. Pouvoir interagir avec un médecin, une pharmacie ou un hôpital, c’est encore mieux. Un bon niveau d’anglais peut faire toute la différence, surtout quand il faut expliquer un symptôme ou suivre un traitement. C’est justement ce que permettent les cours d’anglais en visioconférence de Digilangues : vous préparer à des situations concrètes, comme un départ à l’étranger, pour partir sereinement. En vous préparant ainsi, vous gagnerez plus que du vocabulaire, en autonomie, en confiance et en sérénité. Et une fois sur place, cela n’aura pas de prix.
Le NHS est un système exigeant, qui fonctionne… si vous connaissez les règles du jeu. Ce n’est pas au moment où vous aurez besoin de soins qu’il faudra apprendre à le décrypter. Partez donc préparé. Une fois cette base posée, le Royaume-Uni vous semblera tout de suite plus simple à vivre.


0 Commentaires